Le fonctionnement de la mafia

1) Une organisation structurée

 

      La mafia est une organisation criminelle ayant un fonctionnement précis. Elle a vite compris qu'il était de rigueur d'afficher des règles strictes pour rendre difficile leurs actions. Elle a pu donc se développer en instaurant des bases solides.

     On peut dire que la mafia a établi une hiérarchie semblable à celle des armées, c'est-à-dire en trois paliers : les "soldats" s'occupent des "petits boulots" comme par exemple les assassinats, ils sont dirigés par des capos qui sont chargés de faire appliquer les consignes émises par les hauts responsables. Ces hauts responsables sont les conseillés qui sont souvent des juristes capables de mesurer les risques d'investissements et guider les décisions, puis au même rang, le sous chef ou "under boss" va souvent être proche du parrain. Le parrain est, d'ailleurs, le chef suprême de la famille mafieuse : toutes les décisions proviennent de lui. C'est une personne plus qu'autoritaire et respectée de tous ses "employés". Tout en bas de l'échelle, nous retrouvons les dealers et les bookmakers qui ne font pas partis de la famille mais dont leurs activités sont rendues possibles grâce à la mafia.

      Ce type d'organisation très stricte va permettre un déroulement parfait des actions criminelles et ainsi, une protection des personnes en haut de la hiérarchie. La mafia estiment donc qu'aucun lien direct entre le parrain et les soldats ne doit existé. En effet, ces derniers ayant des chances de se faire arrêter par la police, ils ne pourront donc pas faire de rapprochements réels entre les crimes et le commanditaire. C'est pourquoi dans l'histoire de la mafia, nous avons eu de nombreux cas où l'on connaissait l'identité des personnes dirigeant les familles, mais sans pouvoir les arrêter.

      De même, la création de diverses règles va permettre d'éviter des écarts de conduite qui pourraient mettre en danger la famille et donc, la mise en application de sanctions ou de menaces permettent la dissuasion des quelconques taupes ou infidèles de cette organisation.

 

 

 

2) La famille criminelle

 

     Selon la tradition méditerranéenne, la famille est tout, l'individu n'est rien. Le chef de la famille s'appelle le "représentant". C'est l'un des soldats du clan mafieux choisi par ses pairs. Son autorité est acceptée de bon gré et on obéït à ses ordres sans discuter. Si le "représentant" est incapable de diriger, l'autorité est exercée par un "régent", c'est-à-dire un homme d'honneur qui remplace le chef de famille ou de canton. Par exemple, Bernado "Binnu" Provenzano a été nommé régent de la famille de Corleone en 1993, car Toto Rina avait été arrêté. Le représentant a à ses côtés un conseiller et un vice-chef. Les soldats, quant à eux, sont organisés en dizaines et sont dirigés par un capodecina, c'est-à-dire un chef de dizaine.

     Un originaire d'une ville A ne peut intégrer une famille d'une ville B, et inversement. C'est-à-dire qu'un Catanais, par exemple, ne peut en aucun cas intégrer une famille de Palerme. Par contre, si l'originaire de la ville de Catane s'installe en Palerme, la famille mafieuse de cette ville ne peut initier l'intéressé sans enquête généalogique préalable, puis approbation de la famille de la ville de Catane.

     Une famille, ou l'un des soldats, ne peut intervenir ou opérer dans la borgata d'une autre famille, sous peine de mort.

     Une famille comptant des traîtres ou des hommes peu fiables, peut être dissoute temporairement ou définitivement par son autorité supérieure directe. Par exemple, en 1980, la famille de Palerme-Centre est rayée de la carte de Cosa Nostra par la Commission de Palerme. Angelo La Barbera, le représentant, est déposé (exclu). Les hommes d'honneur sont récupérés et affectés à une famille contiguë.

 

 

 

3) Le contrôle social mafieux

 

     La mafia italienne est strictement catholique et voue un culte à la chasteté et à la modestie féminine. Elle possède même sa sainte patronne : la vierge de l'Annonciation. Même les mafieux évitent de tuer le vendredi ! Dans la mafia, seul le mariage catholique compte et le divorce est interdit.

     Le mafieux est enraciné dans sa ville, son quartier, sa rue. Même riche, il bouge le moins possible. Les mafieux naissent, vivent et meurent au même endroit. Le quartier c'est leur vie. Leur famille vit là depuis des générations et ils sont tous parents. Il n'ont pas bougé un mètre de leur royaume, où ils sont les maîtres absolus depuis des dizaines et des dizaines d'années; comme disait Antonio Calderone.

     Les mafieux mènent une existence sociale endogène car tous leurs faits, actes, paroles, sont en permanences soumis à un contrôle social rigoureux pour jauger leur compatibilité avec le statut d'homme d'honneur. Ce contrôle s'étend jusqu'aux parents et même aux proches, tous contraints de se conformer aux coutumes mafieuses, c'est-à-dire mener des vies irréprochables.

 

 

 

4) Un recrutement difficile

 

     Il est très difficile, aujourd'hui, de rentrer dans la mafia italienne.

     Tout d'abord, il est obligé pour la personne : - d'être italien de père et de mère

                                                                             - d'être de sexe masculin

                                                                             - d'être catholique

                                                                             - d'avoir au minimum 17 ans

     Ensuite, ne sont pas admis : - les fils de policiers et de magistrats

                                                  - les fils illégitimes ou de parents divorcés, ou même séparés

                                                  - les fils ou frères de femmes "légères"

                                                  - les communistes ou les fils de militant communistes

                                                  - les homosexuels

                                                  - les fils d'hommes d'honneur tués par la mafia (le vœu de vérité entre hommes d'honneur leur révélerait le nom de l'assassin de leur père, ce qui provoquerait des vendettas)

 

     Dès l'enfance, le probable "futur de la famille" a été imprégné de "valeurs mafieuses". Le jeune est observé, jaugé longuement par les anciens et ensuite abordé prudemment. C'est-à dire qu'on lui parle par allusion, par sous-entendus, par demi-silences. Ce mode d'expression typique des mafieux s'appelle "parler l'omertà". Nous verrons plus tard ce qu'est précisément l'omertà. Si les réactions de l'intéressé sont positives, alors commence une longue investigation. Avant d'admettre quelqu'un, les mafieux effectuent même des enquêtes remontant jusqu'à deux générations en arrière, sur tout les antécédents du candidats, côté hommes ainsi que côté femmes.

     Aussi, les motifs de refus sont souvent : - s'être disputé avec un homme d'honneur

                                                                       - avoir eu une conduite "infamante", c'est-à-dire avoir porté plainte en justice ou avoir dénoncé quelqu'un

                                                                       - être indécis, fourbe, ou affecté d'un autre défaut de caractère similaire

                                                                       - avoir une moralité incertaine des parents

                                                                       - avoir une famille biologique ayant subi des torts de la part d'un mafieux.

     Si le jeune ne répond à aucun de ces critères, il est invité à adhérer à la mafia. D'abord, il est averti que l'on rentre dans cette famille par prestation de serment et l'on n'en sort que mort, ou "déposé" (c'est-à-dire exclu : dans ce cas là, l'espérance de vie est courte...). On le prévient donc que la voie est à sens unique.

     A son initiation, le jeune est conduit dans un lieu isolé, en présence de trois hommes d'honneur. Le plus âgé de ceux-ci lui dit que "cette chose" sert à protéger les faibles et interdire qu'on les vole. Le futur mafioso se pique un doigt, fait couler son sang sur l'image d'un saint, qu'il tient en mains lorsqu'elle brûle. Il doit supporter la douleur et jurer : "Que mon corps brûle comme cette image, si je trahis mon serment".

     Il doit aussi respecté les règles suivantes : - ne pas courtiser les femmes d'autres hommes d'honneur

                                                                             - ne pas voler

                                                                             - ne pas se livrer au proxénétisme

                                                                             - ne pas se livrer à l'adultère (le choix du femme, prise pour épouse, implique que le mafieux la garde pour toujours)

                                                                             - ne pas se livrer à l'alcool (une personne ivre n'a plus de secrets, et le mafieux doit conserver le contrôle de lui-même et être digne)

                                                                             - ne pas tuer d'autres hommes d'honneur, sauf sous ordre

                                                                             - ne jamais évoquer la mafia devant les civils

                                                                             - ne jamais écrire quoi que ce soit sur la mafia

                                                                             - ne jamais se présenter comme homme d'honneur, même à d'autres hommes d'honneur

                                                                             - ne jamais porter plainte auprès de la justice (l'homme d'honneur peut avoir des contacts techniques avec des policiers ou des magistrats. Mais c'est seulement pour les corrompre, recueillir des renseignements ou enfin arranger un procès.)

                                                                             - ne jamais s'évader si le mafieux est incarcéré pour ne pas causer de problèmes à sa "famille", ni aux autres hommes d'honneur détenus. Ils doivent donc se comporter comme des prisonniers modèles. Le "représentant" assiste ses soldats incarcérés, couvre leurs frais de prisons et soutien leurs familles)

                                                                             - respecter l'omertà.

     Ceci fait, le nouvel homme d'honneur est présenté aux autres membres de la famille et on lui explique la hiérarchie ainsi que le règlement.

     Enfin, la première épreuve de post-initiation est souvent un meurtre car les autres hommes d'honneur évalue la capacité du nouveau à exécuter une personne sans hésiter. C'est un signe de soumission et d'obéissance à l'organisation. Cela montre aussi que les ordres de sont jamais discutés.

     Pour conclure, on est souvent mafieux de père en fils. Par exemple, Leonardo Messina est un mafieux de la 7ème génération en ligne directe dans la famille de San Cataldo, dont son grand-père fut lui même le "représentant".

 

 

 

5) L'omertà

 

     Ce dicton sicilien représente parfaitement l'omertà : "Nun sacciu, nun vidi, nun ceru; e si ceru, dormivu". Traduit dans notre langue, cette expression signifierait : "Je ne sais rien, je n'ai rien vu, je n'étais même pas là; et si j'y étais, je dormais.

     Plus précisément, le mot omertà est d'origine incertaine. Mais si l'étymologie du terme est confuse, son sens, quant à lui, est clair. L'omerta est bien plus qu'une injonction à se taire, plus même qu'une loi du silence, c'est une véritable manière de vivre, une culture. On peut dire que l'édifice mafieux tient debout grâce à la fragmentation obligatoire, systématique et constante de l'information qui circule dans cette organisation, et qui ne doit jamais, sous peine de mort immédiate, sortir de la mafia.

     La langue mafieuse italienne est riche et subtile. Les conversations entre mafieux ne sont qu'une accumulation de phrases à demi-mots, de sous-entendus, d'allusions, de monosyllabes et de silences éloquents. C'est un langage trouble et prudent, presque codé, destiné à camoufler des activités illégales, mais ne révélant aucun fait.

     Les hommes d'honneur parlent par courtes expressions qui résument parfois de longs discours. L'interlocuteur comprend exactement ce que l'autre homme d'honneur veut dire. Le langage de l'omerta se fonde sur l'essentiel des choses, les mafieux n'aiment pas les détails. Cela montre une mentalité empreinte de discrétion, de silence et de méfiance.

     Ce secret a une énorme fonction : protéger les innocents et les parents des hommes d'honneur. Même à la maison, les femmes, les épouses, les enfants et la parenté en demeurent exclus. Ils ne doivent pas même comprendre ce que les mafieux se disent entre eux.

     Par exemple, lors du premier maxi-procès de Palerme, Luciani Liggio, chef des Corléonais, est inculpé. Toute la séance, il garde un silence absolu. Un jour, devant plus de 400 mafieux, il jette à un magistrat qui l'interroge : "Bernado Provenzano est toujours dans mon cœur". Puis ne redit plus mot de tout le procès. Libres ou détenus, les mafieux ont tous compris le sens de cette brève expression. Magistrats, policiers et experts se disputent encore aujourd'hui sur ce qu'elle pouvait bien signifier.

 

 

 

6) L'assassinat

 

     La mafia italienne tue en ultime secours. Comme beaucoup de sociétés criminelles, elle recourt d'abord à la corruption et à l'intimidation, et non à la violence. La corruption et l'intimidation servent contre des individus et des institutions, privées mais aussi publiques. Elles permettent aux criminels d'atteindre leurs objectifs à moindre risque, et détruisent l'intérieur des services publics. La mafia use de la violence qu'en dernière instance, car la violence les rend visibles, révèle leur nature dangereuse et inquiète l'opinion publique.

     La mafia sait aussi se montrer très cruelle. Elle peut utiliser des façons très barbare. Par exemple, il y a quelques dizaines d'années, lorsqu'elle n'utilisait pas encore le kalachnikov ou des armes du même type, les méthodes utilisées pour le meutre était la lupara, c'est-à-dire un fusil à double canon scié qui était utilisé au départ pour la chasse au loup et qui laisse d'énormes trous dans le corps de la victime, et l'incaprettamento qui était un système de cordes liées au cou, aux poignets et aux chevilles qui obligeait la victime, couchée sur le ventre, à s'autoétrangler.

     Dans tout les cas, la mafia ne tue jamais sous le coup d'une émotion ou par hasard. Au contraire, un assassinat s'entoure de préalables, de conditions, de règles et de protocoles. Tout d'abord, pour tout assassinat, le consentement du chef de canton territorial où le meurtre est prévu est obligatoire et pour l'assassinat d'un homme d'honneur, l'approbation de la commission provinciale est obligatoire.

     Dans une famille mafieuse, tout le monde doit être capable de commettre un meurtre. Un homme que le sang n'impressionne pas, qui reste calme et froid en ôtant la vie à quelqu'un, est tenu en haute considération. Parfois le représentant assassine lui-même la victime si l'affaire est délicate.

     La victime est le plus souvent approchée par un ami pour être tuée. Cet ami dissipe tous ses soupçons, la tranquillise, la rend plus accessible et facilite ainsi son élimination. Il se peut aussi que le soldat doit tuer un de ses amis. S'il ne se sent pas le courage d'exécuter le meurtre, la famille en charge un autre, qui est chargé de tirer, d'étrangler, de poignarder...

     La mafia s'impose quand même des règles. Elle ne doit pas tuer : - les femmes innocentes comme les sœurs, les épouses de mafieux condamnés ou assassinés.

                                                                                                              - les enfants d'un mafieux condamnés ou assassinés

                                                                                                              - le personnel subalterne de l'État comme les gardiens de prisons, les policiers, les auxiliaires de justice...

     Elle évite aussi de mêler la population à ses règlements de compte. Elle laisse les civils tranquilles, ne s'en prend pas à eux et ne travaille pas pour eux.

 

 

 

7) Le financement des mafias

 

     La mafia utilise diverses moyens pour ce financer.

     Elle utilise le racket. C'est une technique très ancienne qui peux se découper en trois catégories : - le racket de « première catégorie » ou le  »racket simple ». C'est un impôt criminel imposé aux commerçants, qui les autorise simplement à poursuivre leurs activités dans la zone mafieuse. Le plus célèbre est le pizzo imposé aux commerçants de Palerme par la Cosa Nostra.

                                                                                                                                                                     - le racket de « seconde catégorie » est plus élaboré que le premier. La mafia utilise le chantage d'actionnaires, de protection ou à la vente forcée. Lorsque la mafia a recourt à la vente forcée, elle use de l'enlèvement ou de plus en plus, de nos jours, de la destruction de déchets toxiques très coûteuse pour les entreprises privées

                                                                                                                                                                     - le racket de « troisième catégorie » est le plus complexe des trois. Il s'agit d'infiltrer des marchés publics ou de leurs sous-traitants, et des marchés privés par la même occasion. Par exemple, un service public, corrompu par la mafia, cherchant une entreprise privée pour un besoin quelconque, devra se soumettre à une taxe ou à la volonté mafieuse.

     Mais avant d'utiliser le racket, la mafia se sert toujours de menaces qui sont prises très au sérieux lorsqu'elles viennent d'organisations criminelles importantes. Ces menaces permettent de faire rapidement plier les récalcitrants et sont indissociables de la loi du silence, c'est-à-dire l'omerta. En effet, elles vont de pair avec l'obligation d'obéir en silence sous peine de mort certaine prenant de préférence une exécution publique servant d'exemple aux autres commerçants et entrepreneurs.

 

     Elle utilise aussi l'usure. L'usure est lorsqu'une personne prête ou vend une marchandise à crédit à un taux d'intérêt supérieur au taux légal. Les mafias se servent de la détresse de certains commerçants qui sont au bord de la faillite, pour les abuser et leur prêter de l'argent à un taux qu'ils ne pourront jamais rembourser sans faire de sacrifices. Si les commerçants ne peuvent pas rembourser, les organisations criminelles font appel à la menace pour les forcer à vendre tout ce qu'ils possèdent et ainsi pouvoir rembourser les mafias.

 

     Elle utilise le proxénétisme. Cette activité était au début interdit aux mafieux. Le trafic de femmes était considéré comme un crime. Mais lorsque les mafias ont compris que le business du sexe par ses films et ses filles était très rentables, elles se sont lancées dans ce secteur. De nos jours, le proxénétisme par les mafias est un proxénétisme de luxe, bien sûr, dans lequel les chefs mafieux décident par des intermédiaires.

 

     Elle utilise de plus en plus le trafic de drogue. Il représente aujourd'hui un grand danger pour nos sociétés car il apparaît et disparaît très vite et donc ses investigateurs sont très durs à arrêter. Malheureusement, il y a toute une économie et un marché qui se développent autour de la drogue, et ceci au plan mondial : les pays pauvres produisent pour la consommation des pays riches.

 

     Elle utilise même le blanchissement d'argent. Cela signifie rendre l'argent « sale » des trafics illégaux en argent « propre ». De nos jours, les techniques ont changées et se sont diversifiées offrant ainsi aux mafias de nombreuses possibilités pour blanchir leur argent et en même temps le faire fructifier. La technique du placement est très utilisée. Il s'agit de placer son argent « sale » dans des circuits légaux pour le rendre « propre ». Les mafias investissent alors dans des structures où l'on brasse beaucoup d'argent liquide comme les casinos, les restaurants, les hôtels, les banques et les négociants en métaux précieux. Elles se servent aussi des sociétés non financières en achetant des titres tels que des actions ou des obligations. Lorsque le placement est réussi, la détection de son activité sera quasi impossible. De plus, l'existence de paradis fiscaux ou bancaires leur rend la tâche beaucoup plus facile.

     Les criminels ont tous plusieurs choses en commun. Ils doivent blanchir leurs profits pour leur donner un semblant de légalité, éviter la saisie des capitaux qu'ils ont acquis grâce à des actions illicites, échapper aux poursuites judiciaires et faciliter la fraude fiscale. Le blanchissement des capitaux est actuellement le secteur criminel qui accroît le plus vite. C'est un thème récurrent à l'actualité politique ainsi qu'économique au niveau international.

 

     Pour finir, les mafias utilisent aussi le jeu d'argent, le trafic d'armes, d'êtres humains, d'organes, la contrefaçon, le vol...

 

 

 

 

 

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